Bolivar et le bolivarisme dans le discours d'Hugo Chavez (1999-2006) (extraits)

En 1999 Hugo Chávez arrivait au pouvoir au Venezuela, se revendiquant notamment de l’héritage du héros indépendantiste Simón Bolívar. A partir d’un corpus réunissant plus de 250 discours prononcés par Chávez de 1999 à 2006, nous mesurerons la présence de Bolívar dans le discours chaviste et les variations diachroniques de celle-ci. Ensuite, à l’aide de méthodes cooccurrentielles proposées par la lexicométrie, nous mettrons à jour les réseaux lexicaux qui se nouent autours de l’évocation de Bolívar et qui informe sur l’image du héros de l’indépendance construite par Chávez au fil de ses prises de paroles. Enfin, prenant en comparaison un deuxième corpus rassemblant les principales productions textuelles de Bolívar, nous chercherons à voir dans quelle mesure le discours de Chávez peut être rapproché de celui de Bolívar.


"[…] Hay que profundizar, retomar, aclarar [,] […]
mucho más el proyecto ideológico bolivariano, las 3 raíces:
Simón Bolívar, Simón Rodríguez y Ezequiel Zamora.
Hay que trabajar eso mucho más, en profundidad,
no hay revolución sin ideología revolucionaria,
y la nuestra es la ideología del bolivarianismo revolucionario […]"
Hugo Chávez,
Discurso con motivo
de la conmemoración del 4 de febrero de 1992.
Caracas, 4 février 2003.


En 1999, Hugo Chávez accédait à la présidence du Venezuela. Quelques années auparavant, en 1993, il avait tenté sans succès un coup d’État militaire à un moment où la voix des armes semblait se taire en Amérique latine (1) et où la fin de l’histoire était décrétée par certains (2). Depuis son accession au pouvoir par la voie des urnes, le projet politique développé par Hugo Chávez a fait l’objet de divers qualificatifs, que ce soit par ses propres acteurs ou par les observateurs, critiques ou favorables à celui-ci. Parmi l’un des qualificatifs les plus utilisés par les acteurs du projet chaviste, apparait celui de « bolivarien » : on parle de « révolution bolivarienne », de « socialisme bolivarien du 21ème siècle », etc. Hugo Chávez lui-même convoque abondamment cet adjectif. Pour tout observateur du champ politique vénézuélien contemporain un tant soit peu attentif, les nombreuses prises de paroles du président Chávez semblent parsemées d’invocations et d’appels au héros de l’indépendance Simón Bolívar  qui, comme Castro a pu le dire de José Martí pour l’acte fondateur de la Révolution castriste, l’Attaque de la caserne Moncada, apparait alors comme « l’auteur intellectuel » de la révolution, même si aux côtés de Bolívar sont aussi convoqués d’autres personnages historiques, en particulier Simón Rodríguez et Ezequiel Zamora. Si, aux côtés de Bolívar, ces deux derniers personnages font partie de la « trinité » chaviste, il n’en demeure pas moins que Simón Bolívar et le bolivarisme restent le principal étendard d’Hugo Chávez. Ainsi, dans l’étude de la pensée politique du chavisme se pose la question du bolivarisme, et les discours d’Hugo Chávez s’avèrent être un observatoire privilégié pour analyser ce phénomène . Dans quelle mesure Simon Bolivar est-il effectivement présent dans le discours d’Hugo Chavez ? Comment est-il représenté ? Mais aussi, dans quelle mesure le discours et la pensée de Bolivar sont-ils présents dans le chavisme ?
Pour répondre à ces questions, il est impérieux, loin de tout constat intuitif et subjectif, de pouvoir mesurer statistiquement cette présence dans ces discours de la même façon que la démographie recense la présence d’un trait au sein d’une population par le comptage et la probabilisation de celui-ci. Ici, il ne s’agit ni plus ni moins, devant une population lexicale, les mots d’Hugo Chávez, d’en dénombrer et caractériser certains aspects (la présence de Bolívar, des valeurs bolivariennes), et accessoirement, de mettre en comparaison cette population lexicale avec une autre, les propres mots de Simon Bolivar, afin de voir dans quelle mesure ils sont proches ou éloignés.
Pour ce faire, nous avons compilé une large sélection de discours prononcés par Hugo Chávez durant son premier mandat. Le corpus ainsi constitué est composé de 261 discours ou allocutions prononcées entre le 2 février 1999, jour de l’accession au pouvoir d’Hugo Chávez, et le 2 décembre 2006, jour de l’annonce de sa nouvelle victoire aux élections présidentielles, pour un total de plus d’1,8 millions de mots soit plus de 4000 pages . Les discours ont été dépouillés et normalisés afin de pouvoir être utilisés de façon fiable par les programmes lexicométriques. Le corpus a été balisé par année mais aussi par périodes plus réduites (mois, jour)  et par texte.
Dans un premier temps, à l’aide des décomptes fréquentiels et de la méthode des spécificités , nous mettrons à jour la présence de Bolívar puis les variations diachroniques de celles-ci que nous chercherons à expliquer brièvement. Ensuite, à l’aide de la méthode des cooccurrences , nous chercherons à dégager les principales caractéristiques du discours sur Bolivar. Enfin, à partir d’un deuxième et d’un troisième corpus, réunissant d’une part les principaux textes de Simón Bolívar et d’autre part une sélection de textes de vingt-et-un locuteurs révolutionnaires latino-américains, nous tâcherons de voir dans quelle mesure le bolivarisme peut-il être repéré dans le discours chaviste.

Bolívar : principal acteur du discours chaviste :

Tableau 1: Les 10 formes lexicales les plus fréquentes du discours chaviste.

Figure 1: Bolívar, Zamora et Rodríguez dans les discours chavistes
(en fréquences absolues).


Les variations stratégiques et diachroniques de l’appel à Bolívar:

Figure 2: Bolívar dans les discours chavistes
(en fréquences relatives [x 10.000])

 Figure 3: Bolívar, Zamora et Rodríguez
dans les discours chavistes partitionnés par années (en spécificités).


On remarque ainsi que si Bolivar est fréquemment évoqué en 1999, il sera légèrement en retrait durant les trois années suivantes avant de remonter en flèche dès 2003 avec une fréquence qui double d’une année sur l’autre (passant de 11 occurrences pour 10 000 à 25 occurrences pour 10 000). Si l’on considère le graphique des spécificités (fig. 3) qui nous indique dans quelle mesure ces variations sont statistiquement significatives, le corpus peut alors être divisé en trois périodes :
  • l’année 1999 où Bolívar est statistiquement sur-utilisé, sans l’être toutefois dans des proportions importantes (spécificité de +2) ;
  • les années 2000, 2001 et 2002, où, par rapport à la norme endogène que représente le corpus, Bolívar tombe en relative en désuétude, surtout l’année 2002 où la spécificité négative atteint -21.
  • enfin, les années 2003, 2004, 2005 et 2006 où l’appel à Bolívar connait un regain d’intérêt et tout particulièrement en 2003 où la spécificité positive atteint +13 ;

Figure 4: Les références historiques dans les discours chavistes
à travers l’évocation de 20 personnalités historiques et politiques
latino-américaines (en spécificités).

L’image de Bolívar dans le discours de Chávez

Tableau 2: Attractions et répulsions lexicales de Bolívar (COOCS).

Un rapide coup d’œil aux éléments contenus dans le tableau amène plusieurs commentaires :
  • tout d’abord, notons les deuxième et troisième mots les plus fortement associés à Bolívar : decía et dijo. Sur près de 2000 apparitions de decía dans le corpus, près d’un quart se trouve dans la même phrase que Bolívar. Dans le discours de Chávez, Bolívar parle. C’est la principale action de Bolivar relatée par le président vénézuélien. Ceci est d’ailleurs visible si l’on regarde l’inventaire distributionnel de notre forme-pôle, ou même les segments répétés , qui confirment que le verbe le plus associé à Bolívar est « decir » : Bolivar dijo, Bolivar dice, Bolivar decía, dijo Bolivar, decía Bolivar… A decir, il convient d’ajouter l’un des seuls autres verbes présents dans la liste, lanzó, qui est aussi un verbe de parole tant il apparait fréquemment dans des syntagmes du type : Bolivar lanzó la frase (frase apparait d’ailleurs dans la liste des mots associés à Bolívar).
  • le deuxième élément remarquable, c’est la présence importante d’un vocabulaire historique, en particulier à travers d’autres figures indépendantistes : Sucre, Abreu e Lima, San Martín, Santander, Miranda, O’Higgins. Bolívar, dans le discours de Chávez, semble fortement lié au récit historique de l’Indépendance, à l’épopée révolutionnaire. Si le récit historique est privilégié, la narration de cette épopée est aussi l’occasion pour Chávez d’exalter certaines valeurs, en particulier celle de liberté. Soulignons que la modalité narrative du discours sur Bolívar est confirmée par la forte présence des substantifs, la faible présence des verbes et pour les rares verbes présents, leur déclinaison à la 3ème personne du singulier du passé.


Le discours bolivarien et le discours chaviste
  • Les mots de Bolívar :
Tableau 3: Les mots et les notions de Bolívar.

  • La liberté et les notions bolivariennes dans le discours chaviste et dans le discours révolutionnaire :
Figure 5: Les notions bolivariennes
dans les discours chavistes et le corpus Revolución (en spécificités)


Figure 6: AFC du corpus Revolución (Lexico3)


Le bolivarisme chaviste :

Figure 7: Le groupe de formes bolivar+ (=adj. dérivés)
dans les discours chavistes (en spécificités).



Figure 8: Le groupe de formes bolivar+
dans les discours chavistes partitionnés par mois (en spécificités)


Tableau 4: Attractions, répulsions, segments répétés
de la forme-pôle bolivar+.


Figure 9: Polycooccurrences de bolivariano dans le discours chaviste
(COOCS) (cliquer pour agrandir)


Figure 10: Polycooccurrences de bolivariana dans le discours chaviste.
(COOCS) (cliquer pour agrandir)


Conclusion
Pour conclure cette étude, nous dirons que le discours d’Hugo Chávez reste encore largement à explorer, notamment par les méthodes lexicométriques. Pour cette analyse, nous avons choisi comme porte d’entrée dans celui-ci la figure de Bolívar. Partant, nous avons démontré que Bolívar était très présent dans le discours chaviste, mais que sa présence variait en fonction des années. En comparaison, Zamora et Rodríguez sont très peu présents. Nous avons émis l’hypothèse qu’une recrudescence à partir de 2002-2003 des références historiques, en particulier de Bolívar, pouvait être due à une réaction discursive à la tentative de coup d’état. Ensuite, concernant la représentation de Bolívar, nous avons vu qu’elle était principalement historique, dans le cadre du récit de l’épopée indépendantiste, Bolívar étant principalement évoqué à travers la modalité du dire. Enfin, en ce qui concerne le bolivarisme de Chávez, nous avons vu d’une part que les notions principales des textes bolivariens n’étaient pas plus présentes chez Chávez que chez d’autres locuteurs, et même moins. Le bolivarisme de Chávez n’est donc pas dans la lettre mais plutôt dans l’esprit. Chávez a recours à la qualification de bolivarien pour parler de son action et de son gouvernement. Son projet bolivarien se déroule d’une part du côté social et éducatif et d'autre part, à l’échelle continentale à travers l’organisation de l’Alternative Bolivarienne. Bien entendu, tous ces constats, statistiquement sûrs, restent formels. Un retour au contexte et au co-texte, sociohistorique et textuel, seront nécessaires ainsi qu’une analyse plus détaillée de certains éléments (ainsi le discours de Bolívar dans le discours de Chávez) et leur mise en relation dans le cadre d’une interprétation plus globale du discours chaviste.


Notes
(1) Jorge C. Castañeda, La utopía desarmada, México, Joaquín Mortiz, 1993
(2) Francis Fukuyama, La fin de l’histoire et le dernier homme, Paris, Flammarion, 1992. Tous deux démentis par les faits depuis
.

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PS: Ce travail est un extrait de l'étude "Bolivar et la bolivarisme dans le discours d'Hugo Chavez (1999-2006)",  présentée au XII° Colloque International du CRICCAL, Les Indépendances en Amérique latine: acteurs, représentations, écriture, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, 14-16 octobre 2010. (informations)